Explorateurs et tours du monde 1
Categories: FRANCAIS, expériences interculturelles, immigration, voyages
En chacun de nous sommeille un Vasco de Gama, un Mercator, un Captain Cook, un Bougainville, un Christophe Colomb, un appel de la nature qui nous pousse à tout plaquer, s’armer de sa caméra et faire le tour du monde.
Cet inconnu fascine, un peu comme une épreuve initiatique pour accéder à l’âge adulte. Cette expérience peut être très enrichissante,… “peut” car tout dépendra de la manière, de la préparation et de la nature de sa quête. En effet, avec toutes les facilités technologiques actuelles, effectuer un tour du monde n’a plus rien d’extraordinaire ; les itinéraires sont souvent très bien balisés et cadrés d’une industrie touristique bien présente - l’avion faisant le reste.
Constamment à la recherche du “vrai”, de “l’authentique” (de s’échapper de ce travestissement touristique), le touriste “tourneur du monde” se retrouve néanmoins très souvent dans des “hostels” uniquement fréquentés par des étrangers qui voyagent également. Le contact avec les autochtones qui ne font pas spécialement partie du monde touristique, est souvent très superficiel - la langue étant une barrière difficile à franchir.
Ceci pourrait constituer une des raisons pour laquelle ces “touristes de luxe” (avions, nourriture, transports locaux, soins de santé, visas, entrées et autres activités,… c’est déjà un sacré budget), ou “500 routards sur la ligne de départ”, en quête de découverte humble ou de retour en fanfare, seront parfois malheureusement en train de rouler hors-circuit, malgré eux.
Un voyage de découverte à partir de ses propres valeurs, de sa propre conception que le seul luxe que l’on ne se donnera pas, sera le temps de réellement les remettre en question… on tentera certainement, mais de par ce contexte anormal de voyage (les gens normaux “travaillent”), on risque de très franchement tomber sur ce côté excessif.
Comprendre la complexité d’une culture après seulement un mois, en faisant des photos dans des endroits uniquement fréquentés par les touristes, même si on porte un collier en bois, un T-shirt avec des logos, et que l’on s’estime de toute façon “différent” des autres, me semble un défi perdu d’avance. Mais voir du paysage, rencontrer du monde, prendre du repos, se changer les idées sera certainement un objectif beaucoup plus abordable…
Attention au retour.

un peu dur là le Tanguy,… tu avais un collier en bois ??:mrgreen:
héhéhé Clara,
NOOOOOOOOOOOON, je n’avais pas de collier en bois !:evil::evil::evil: