Cette soif de chaos multiculturel… (2)

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(soif de chaos multiculturel… (1))

Lendemains au Laos, veille d’enterrement de vie de garçon d’un serbe, lourd dde whisky bon marché à Bangkok, endroit glauque, côté mâle serbe au grand complet, c’est peut-être culturel… 6 heures du mat’, 50 Serbes avec leurs drapeaux, Serbes vivant des 4 coins du monde, de l’Afrique du Sud à l’Australie, de la Serbie à la Californie, 50 se retrouvant dans un pays aussi développé que le leur, de la musique serbe imposée dans tous les restaurants (un DJ dans le groupe (un ipod avec des baffles portatifs)), de la danse parfois laotienne, mais surtout serbe, du karaoke la veille du mariage (tout le monde devait chanter ; les champs Elysées pour ma part), une actrice serbe qui dansait magnifiquement, une histoire serbe au Laos, tous derrière l’écran acclamant Stojkovitch après sa victoire, des invités de Chine travaillant à mon sens pour le gouvernement, un autrichien de Shanghai qui a complètement perdu le sens des relations homme-femme, qui a perdu tout sens de fidélité, de respect, qui s’est perdu dans cet univers où les femmes sont toutes plus tentatrices que les autres, un repas pour 1000 personnes assises - Johny Walker Golden label, de la danse, pas mal de tête les lendemains…

le retour vers Roissy, Irak du Sud au Nord, étendue de sable, canicule, Baghdad, pas un nuage, midi, 4 colonnes de fumées noires qui se dissipaient à 10 000 mètres d’altitude, les ais-je bien compté ?

Genève, avec un ami de Paris, environnement Croix-rouge, elles avaient toutes voyagé. Sierra Leone, Bosnie, Darfour, Palestine, Liban, Congo, leurs yeux sans étincelle, malice en disaient long. Je comprends maintenant pourquoi les salaires au CICR sont si élevés. Aller dans les prisons, brandir les conventions internationales, forcer le passage, sans armes, parler avec les prisonniers, tenir des listes, les tortures, les disparus, qui, quoi, lourd - Henri Dunant, bravo, et dire que tu étais un banquier, noyé de fric, que tu voulais voir l’empereur pour lui acheter/ vendre je ne sais quoi, tu as vu l’horreur de l’après Solférino, tu n’as pas supporté, tu as créé ce mouvement, tu es mort dans la pauvreté,… l’humanité te doit une fière chandelle. Ami lecteur, si tu passes par Génève, visite le musée du CICR, ça en vaut la peine.

Toutes des histoires qui méritent d’être creusées un peu plus,… mais dans lesquelles je me sens battre, une folie en quelque sorte, mais qui inspire. Le problème, c’est qu’après il en faut encore plus.
Plus.
Ce sont les mélanges, la mixité qui rend la vie intéressante, en avoir peur ce serait de se réduire à un village de rednecks dans l’Arkansas “you speak another language than English, you don’t like America ? You don’t like Baseball or Basketball, you don’t like America ? You are weird, go away or I’ll beat you…” ; rêve de tout marketeer, une campagne, un maximum d’efficacité… mon lit Ikea, mon scooter japonais, mon envie rebelle de soif multiculturelle (mais je regarderai pas les films d’Arte pour autant… quoique…)

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