Belgrade et ses ambassades…
Categories: FRANCAIS, guerre
Un indicateur pour connaître la qualité des relations d’un pays avec ses voisins ; l’aspect extérieur de ses ambassades - Exemple pratique ici avec la Serbie !
Toutes dispersées le long d’une avenue qui débute par un bâtiment administratif “stakhanoviste” en ruine, mortellement blessé par des cadeaux du ciel appartenant, 10 ans auparavant, à “l’oncle Sam”. Ce bâtiment est toujours debout, inoccupé - pour la mémoire ?
Par ordre croissant de protection,… ou de son absence.
- Ambassade d’Italie : bel immeuble - normal, sans aucun signe extérieur de sécurité… un peu comme plus loin dans le quartier, celle de la Biélorussie - accueillante. A noter l’ambassade du Canada - un énorme bâtiment neuf à 4 façades ; pour accueillir des nouveaux immigrants ?
- Ambassade d’Allemagne : grand immeuble, aux allures “Allemagne de l’Est” - machine à air conditionné visible. Une couche de fenêtre semble plus épaisse que l’autre. La cabine du gardien est occupée par un agent de police… comme celles de toutes les autres ambassades - la protection est officielle et présente… la Pologne semblait être en état d’alerte à ce moment-là (très proche de celle des USA) - à raison ? Ennemi public n°1 de la Serbie ? Un appel d’air à mon sens.
- Ambassade de Croatie : un petit peu plus loin, une maison villa plus modeste, dont toutes les fenêtres sont recouvertes de panneaux métalliques - pare-balles ? Une cabine de gardien est prévue à l’extérieur. Il était 10.30 du matin - en pause déjeuner peut-être… une porte sur le côté ouverte,… ? Un Serbe se devant de protéger des officiels croates - mmmh, ça laisse à réfléchir.
- Ambassade des USA : la palme d’or. Occupant un coin, avec étonnement de parts et d’autres des panneaux d’interdiction de photographier le bâtiment. Toutes les fenêtres ont été murées. Des bacs de béton blanc délimitent le trottoir, des fleurs tentent d’en faire oublier le côté massif - ils doivent certainement être efficaces dans le cas d’une voiture bélier ; voire de chars. La ruelle d’intersection est interdite au public ; un système de pont-levis empêche toute pénétration possible. Une floppée de gardes veille.
Sur la façade en face, des graffitis - “le Kosovo appartient à la Serbie”… tout s’explique. Un mois auparavant, l’immeuble avait été pris d’assaut par des manifestants.
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