communes à facilité, le nouveau “no man’s land” flamand ?

Mahatma Ghandi aide-nous.
Que la problématique belge soit maîtrisée par des politiques raisonables, qu’ils aient la force suffisante pour que les sujets belges se comportent un jour en citoyens responsables et alertes de leurs devoirs. Qu’aucune violence physique ne jaillisse un jour pour nos droits naturels, nos droits dans cette terre d’Europe qui justement prône la disparition des frontières (internes), la liberté d’expression, de mélange de cultures, de langues européennes, “sans distinction du sol”.

non au français en flandre Le flamingisme, à la stupidité virale et inquiétante au sein de la politique belge, fait maintenant pression sur ces petites communes (Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem) débordantes de Bruxelles, dans une “propriété du gouvernement flamand” (qu’elle s’est copieusement arogée 40 ans auparavant). Frontières ridiculement considérées comme immuables… petit territoire sans intérêt (pas de pétrole, si ce n’est dans des pompes à essence), et majoritairement habité par des non-flamands (= des francophones ; essai malencontreux d’euphémisme). Ces lambeaux de terre seraient-il maintenant abandonnés par le FDF ?

De façon simplifiée, on présente un dilemne entre droit du sol et droit du sang.
Un dilemne, soi-disant objectif et problématique pour tous, où aucune solution ne serait possible, et qui donc justifierait le statu quo actuel - ne pas prendre de solutions, tant qu’elles ne tombent pas clairement dans son avantage
Même si ces 2 notions sont existantes dans le droit belge via la constitution et l’architecture de ses administrations (une structure pour les régions, et une autre pour les communautés), la structure fédératrice (fédérale) n’a aujourd’hui plus la légitimité et la force de retenir l’édifice final :

    - dans le cas des communes à facilités, le droit du sol détermine le droit du sang, la culture de ses habitants. En Flandre, tout le monde doit parler flamand, quel que soit son origine. Aucune langue autre n’est admise sur le territoire flamand - aussi majoritaire qu’elle puisse paraître dans les 3 communes précitées.
    - dans le cas de Bruxelles, le droit du sang doit déterminer le droit du sol. Parce qu’il y a une poignée de flamands qui vit dans la capitale, les institutions doivent pouvoir offrir une protection équitable pour représenter cette minorité. Le paradoxe incongru étant le statut spécial, indépendant de la capitale d’un pays contesté (la Belgique), avancé par un ersatz culturel aux allures d’expansion impérialiste et clairement fasciste. Une magnifique abberation, où les moyens sont digne des années 40… La NVA, le Vlaamse Belang et consorts, n’hésitent pas à saccager leurs propre locaux, pour ensuite tenter de prendre une image de martyr (ce sont les “belgicains” francophones!!)… La région flamande, pour qui l’absorbtion de Bruxelles est indispensable à son indépendance, n’hésite pas à lancer des aides aux logements pour tout néerlandophone natif qui serait désireux d’aller repeupler Bruxelles (”colonie”). Tout panneau ayant des termes en français dans n’importe quelle commune à facilités est systématiquement vandalisée - le français étant hors-la-loi…

extrémisme flamand 3 bourgmestres (francophones), élus par les habitants de “leurs” communes, ne sont toujours pas nommés par le gouvernement (flamand). Le sort du pays se joue là. Une des compétences du bourgmestre est d’assurer la sécurité, de coordonner la police… depuis plusieurs semaines, dû à l’absence d’une autorité compétente, on assiste à un pic net de sentiment d’insécurité - une série beaucoup plus importante de cambriolages, de vols, d’agressions, et même de viols se passent à Wezembeek-Oppem. Qui contrôle ces communes. Un futur port franc ? Une nouvelle zone sans loi ? Oui, c’est vrai, le citoyen n’est qu’activité subalterne par rapport à ces querelles communautaires tellement plus constructives et enrichissantes.

Tolérance et clarté d’esprit, aide-moi.
Je commence à voir en chaque flamand, un intégriste potentiel… chaque flamand qui vient habiter dans la capitale devient à mes yeux un instrument de propagande du “zwarte vlaamse leeuw”. Revanche dans chaque regards, sous un couvert de “la politique, c’est honteux ce qui se passe, je ne cautionne pas - je ne suis pas un flamand comme les autres”. Le francophone devrait-il devenir activiste ?
Flamand éduqué (de par sa maîtrise de l’autre langue communautaire du pays), aide-toi,
comme tu le sais, nous n’avons aucun intérêt à en venir aux mains - une incertitude généralisée sur l’avenir du pays commence à s’abattre. La peur engrange des erreurs que seules les années et générations peuvent effacer. Montre ostensiblement tes distances avec ce pouvoir fasciste, si tu désires que ta Flandre reste prospère. Un parti qui désire un recentrage sur lui-même, ses prétendues valeurs, est un objecif désastreux. Une distinction claire doit être faite au sein des francophones pour éviter tout amalgame à ton propos - l’initiative doit venir de ton côté. Inactif, tu seras coupable. Le francophone, salut de la liberté de la Flandre ? Peut-être pour contrer cet extrême au toûcher d’acide sulfurique.

Europe,
Continue à ne rien faire (merci pour tes rapports inutiles). De toute façon, tu ne sers à rien, sauf à faire augmenter les loyers dans ma ville. Il est probable que ton glas sonne peu après celui de la Belgique.

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Concours Reine Elisabeth ! Eh bien chantez maintenant !

Les éliminatoires du prestigieux concours Reine Elisabeth sont maintenant cloturées.
Soyons honnêtes, même si j’ai des bases, la musique classique, je ne m’y connais pas (encore?) trop, donc j’ai pris l’opportunité de l’invitation d’un club de musique pour tenter de m’immerger et de tenter d’apprécier cet art à sa juste valeur (marre de cette musique débilisante qui passe en boucle à la radio). Oui, je suis dans une période “découverte” (semaine passée, c’était le festival du court-métrage, et celle d’avant c’était les “Whisky Single Malt”) - une tendance plutôt bobo snob ? j’en ai bien peur, oui… dynamique à renverser assez rapidement (un abonnement au stade d’Anderlecht!).

L’intérêt d’assister à des éliminatoires (à mon sens) permet d’exercer son oreille, de reconnaîtres les belles voix (même si elles sont toutes différentes, parfois on a l’impression de comparer des tomates avec des poires), un chanteur talentueux et un autre qui fait juste du chant classique pour salles communales de fête (on ici le niveau des candidats était très bon évidemment). Pour pouvoir apprécier un excellent vin, il faut déjà avoir bu de la piquette. L’idéal est de comparer et de déguster (avec modération si possible) beaucoup en peu de temps, avec un(e) passionné(e) si possible, et d’absorber.

10 minutes par tête, deux morceaux, une présentatrice VTM en veste Jeans qui cite un numéro de page sur le catalogue, et l’un après l’autre, c’est quelqu’un en devenir (enfin quelqu’unE serait une norme grammaticale plus juste ; les femmes sont majoritaires - en demi-finale aussi), d’un continent opposé qui s’avance sur cette scène du conservatoire de musique de Bruxelles. Présentation de son pianiste, Salutations au public, moment de réflexion, d’intégration de l’atmosphère, et GO. Soit ces 2*5 minutes deviennent trop courtes, soit elles deviennent trop longues ; que ce soit pour le public ou l’artiste… on sent très vite ceux qui ont l’habitude de la scène, un avantage de taille pour le public, mais qui certainement ne trompe pas le jury.

Ce n’est pas l’image d’Epinal que l’on a en tête d’un concert de musique classique, mais plutôt une ambiance de concours (lourde parfois), de professionels mélomanes griffonant remarques sur chaque artiste dans ce fameux catalogue rouge, tenue relax (le smoking ou autres ustensils formels, c’est pour le palais des beaux-arts), certains “concouristes” assistent aux représentations de leurs concurrents (parfois stressés, parfois décontractés), certaines pousses se prennent déjà pour des divas (tout un clan de roumaines/ moldaves insupportables, trop sûres d’elles, d’ailleurs elles n’ont pas été prises, rien d’extraordinaire dans leurs chants de toute façon, bon vent!), et d’autres qui sont plus sympas (notamment une arménienne (qui malheureusement n’a pas été prise - jolie, beaucoup de présence et de coeur, mais interpréter la déesse de la nuit de Mozart, c’était quand même risqué) + tout un autocar de sud-coréens qui parlent mieux allemand qu’anglais). Du talent, oui, il y en avait, et à la fin de la deuxième journée, je commençais déjà à en ressentir du plaisir (mon cerveau connaît maintenant de nouvelles limites !!!!).

On verra pour les demi-finales de cette semaine ;
lundi (c’est congé):
15:00 - KIM Dae Young, Dora ERSEK, LIM Changhan (*), Agnieszka SLAWINSKA(*)
20:00 - Kishani JAYASINGHE (*) , Elizabeth BAILEY(*), Szabolcs BRICKNER, LEE Hyuk

mardi :
15:00 - Khulkar SABIROVA, Yury HARADZETSKI, Anastasia PROKOFIEVA, Michèle LOSIER
20:00 - Anna KASYAN, Isabelle DRUET(*), Layla CLAIRE, Julie MARTIN du THEIL

mercredi :
15:00 - YOON Jung Nan, Sébastien PAROTTE, Iris LUYPAERS, Tatiana TRENOGINA
20:00 - Gabrielle PHILIPONET, Bernadetta GRABIAS, Theresa KRONTHALER, Helen KEARNS

(*) ceux que j’ai vu et entendu, à part pour Isabelle Druet (son morceau “Rossini ; Amici, in ogni evento - pensa alla patria” était magnifique…), Kishani Jayasinghe (de la discipline), je ne m’attendais pas à ce que les autres passent en demi-finale (oui, j’ai encore du travail d’écoute), même si Lim Chanhan et Agnieszka Slawinska ont fait leur petit effet…

Sur les 72 candidats, 24 seront sélectionnés (demi-finale), le jury choisira et 12 iront chanter aux Beaux-Arts.
Parmi les oeuvres en demi-finale, le jury choisira parmi 9 pièces que chaque candidat aura préparé :
“Canzone” de Wim Henderickx (une oeuvre spécialement écrite pour le concours), une mélodie française (j’ai du mal avec les chants en français), un lied allemand, un air d’opéra en langue allemande, un air d’opéra en langue italienne, et 4 pièces au choix (un air doit être de Mozart ; 2 pièces du même compositeur max.)
Pour plus d’infos sur cet événement “fédéral”, ici

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Bonheur National Brut - LE CALCUL (version 1.0)

voili, voilo, après quelques mois (”la semaine prochaine,…” avais-je dit, pffff, tu n’es pas fiable Tanguy, mais bon, je n’avais pas oublié…) de réflexion poussée (lire les autres billets sur les critères du Bonheur National Brut), voici enfin La solution (la mienne donc la meilleure), la formule mathématique du BNB, du Bonheur National BRUT.

BONHEUR = TRAVAIL EPANOUISSANT + ENVIRONNEMENT STIMULANT + DIVERSITE + SOLIDITE FAMILIALE + LIBERTE + HUMOUR

Il s’agit d’une “addition” de taux/ratios (mes compétence en statistique sont malheureusement fort limitées) assez complexe. Certains indicateurs devraient être définis plus en détail, en voici un aperçu :

TRAVAIL EPANOUISSANT (ratio travail/ ménage - (taux harcèlement moral - km distance lieu de travail/ habitation)) + ENVIRONNEMENT STIMULANT (taux pollution + ratio verdure ouverte / propriété privée + taux de diversité de loisirs à proximité + possibillités positives d’avenir) + DIVERSITE (taux éducation + ratio d’équilibre multiculturel/ religieux + ratio de diversité de métiers/ compétence à proximité) + SOLIDITE FAMILIALE (taux divorce/mariage + temps passé en famille) + LIBERTE (taux de pénétration de publicité dans la vie quotidienne + taux de variété d’expression + ratio d’équilibre des libertés individuelles/ collectives) + HUMOUR
calculette du bonheur
Comment pourrait-on mettre en pratique cette formule (1.0) d’un point de vue mathématique ? Tentons d’approfondir ses composants… comme vous le constaterez, il y a encore du pain sur la planche (d’un point de vue global, cette formule traduit peut-être une vision politique culturelle donnée…)

Ratio Travail/Ménage = nombre de ménage dans une région / (ratio nombre de ses membres en âge de travailler, n’étant pas aux études, en incapacité de travail, sans occupation familiale/ (salaire cumulés/coût de la vie(basket de produits de nécéssité + coût logement)))
Taux harcèlement moral = calcul dépendant du taux de dépression nerveuse + …
moyenne KM distance lieu de travail/ habitation = ok ce critère est plutôt évident
taux de pollution = indicateur purement scientifique combinant qualité de l’eau, de l’air, du bruit, des aliments non processés (légumes frais, viande fraîche)
ratio verdure ouverte / propriété privée = moyenne en KM² avec gazon de ce qui est privé (interdit sans invitation expresse) et ouvert au grand public
taux de diversité de loisirs à proximité = cinémas, théâtre, opéras, salles de concert, restaurants, parcs à thèmes, bibliothèques,… /taux de diversité de l’offre dans chacune des catégories pré-citées (ex: restau végétarien, indien, chilien,…)
possibillités positives d’avenir = degré de moral général (moyenne d’alcolémie de la population/ jour + délinquance) + taux de fuite cérébrale + richesse du tissu commercial/entrepreneurial (nombre travailleurs indépendants/employés et fonctionnaires) + équilibre des couches sociales ((écart richesse/pauvreté) + (nombres de couches sociales)) + taux et qualité de la justice (frais engendrés par poursuites judiciaires + salaire des professionnels de la justice + rapidité de la procédure + qualité de la procédure + qualité des peines + nombre d’abus) + taux de réussite scolaire + promotion égale des divers métiers + taux de faillite.
taux éducation = accès à l’éducation + diversité de l’éducation + équilibre des différentes filières
ratio d’équilibre multiculturel/ religieux = ratio diversité (multiculturelle et religieuse) nationale/ quartier, entreprise (fonctions au sein de celle-ci) (pour comprendre le degré de ghétoïsation)
ratio de diversité de métiers/ compétence à proximité = ratio diversité de métiers dans un quartier une région, ainsi qu’une échelle calculant le degré de compétence, technicité
taux divorce/mariage = ok, pas besoin de plus d’explications
temps passé en famille = diversité des moments passés en famille (à table, loisir,…) + nombre de minutes, d’heures ensemble/ jour.
taux de pénétration de publicité dans la vie quotidienne = nombres de pubs/ pages dans journal, radio, TV + équilibre d’enseignes globales/locales
taux de variété d’expression = nombres de voix différentes dans une société + accés aux médias de ces dernières (à mettre néanmoins directement en relation avec le point suivant qui peut sembler contradictoire)
ratio d’équilibre des libertés individuelles/ collectives = ma liberté s’arrête quand commence celle des autres (ok, comment quantifier, allez-vous me demander).
Humour = durée de rire/ habitant / jour

Prochaines étapes :
1 - mettre de l’ordre dans ces indicateurs, affiner la formule
2 - trouver des statistiques (ou extrapolations) fiables
3 - établir le RANKING INTERNATIONAL !!

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Nouvelle carte de la Belgique-2

bosnie-belgique carteToujours dans cette lignée de compréhension de notre “conflit”… la transposition ci-dessous me dérange plus que la précédente que j’ai faite avec Israel et la “Palestine” en Janvier 2007.

Ca fait réfléchir… le seul lien que je vois c’est le fait que la Belgique a aussi été le champs de bataille de ses voisins. Sarajevo était aussi un bastion stratégique. D’un point de vue linguistique, chacun peut facilement se comprendre (les langues sont fort proches l’une de l’autre - avec une tendance politique aujourd’hui de chaque communauté de les différencier de plus en plus).

On a de la chance de vivre dans un pays aussi stable que le nôtre,… où l’aspect belliqueux inter-communautaire d’un point de vue physique y est pratiquement inexistant… aujourd’hui, après tant d’années de guerre civile, ce pays est aussi pauvre que le Swaziland en terme de PNB/habitant. Un argument de taille que l’on semble avoir intégré ici en Belgique…

bosnie flandre wallonie upside-down Quelle version préfériez-vous ? Tout dépendra évidemment de votre point de vue… les 2 cartes peuvent fonctionner…

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Festival du court-métrage de Bruxelles. critiques…

Court-métrage ; métrage qui est court ; histoire de courte durée, épisode isolé d’une vie imaginaire - généralement synonyme d’une atmosphère dépressive et/ou d’un humour plat. En effet, soit ces films relatent de boissons, de solitude, d’histoire familliale scabreuse, de passé lourd et indigeste, “tire-toi une balle dans la tête” ; soit la chute lourde classique digne d’un délire série B, “private joke”, milieu où les individualités s’entrebouffent, à des années lumière de la normalité. Marginal, oui, mais populaire au premier degré ne justifiant pas le court moment d’attention qu’il requiert.

On peut parfois tomber sur quelques perles néanmoins… et puis de toute façon ça changera toujours du blockbuster hollywoodien prémâché structuré selon la trame classique : citoyen (extra)ordinaire, victime d’une injustice, qui va se venger, avec souvent une violence justifiée (heureusement que la NRA est là).
vieille salle de cinémathe Frenchman and the cowboy” ; David Lynch. Délire personnel que certains ont trouvé drôle, mais que j’ai juste trouvé fantasque (point positif). 5/10. Le côté fantasque m’a plu - la signature Lynch peut-être. Apparemment, ce film fait partie d’un film collectif organisé par le Figaro ” les français vus par…” Dans ce cadre, je comprends un peu mieux la trame et la raison du film… (pour un billet légèrement en rapport ;l’Europe vue par les français).

je t’aim” ; Guillaume Canet. Univers difficile à imposer en un laps de temps aussi court. Ambiance dépressive, dérangeante, au message pas super clair. Dans le genre peut être considéré comme bon, mais moi, j’ai pas aimé. Acteur de merd.

Les 3 inventeurs” ; Michel Ocelot. Univers très original, très français, très dentelle, très 18ème siècle - une poésie construite par des personnages de papier qui inventent sans cesse. Ce film d’animation de 1980 (Pixar n’était pas encore né, l’époque où l’histoire devait encore pallier au manque d’effets spéciaux), au montage simple mais chouette, un véritable îlot de plaisir et d’imagination entouré de films voués à la recherche de cette spécificité humaine à intellectualiser où l’ennui est parfois très bien représenté.

Sidste Omgang” ; Thomas Vinterberg. Ok, encore un dépressif. Il a 30 ans, il est atteint d’une leucémie, il est condamné. Il dit au revoir à tous ses potes au Danemark. Il veut faire plaisir, il veut partir pour pouvoir mourrir dignement, pour que ses proches gardent un bon souvenir de lui, en forme, vivant. Ce qu’il va faire après dans ce pays imaginaire, il ne le sait pas encore ; trouver un endroit où mourrir. Dépressif, mais bien dans son genre… bon jeu d’acteur

Pitstop” ; Melanie McGraw. Une petite fille dans ses treize ans, oubliée le temps d’un court-métrage à une station service en plein milieu du Texas désertique (pourrait être le New Mexico ou l’Utah). Son appareil photo dicte, il ne “clicque” que pour ce qui le “mérite” - un début de recherche de la définition de la beauté ; un robinet, un mur, un vase, une dame seule et accueillante, non. Cruauté extrême, non, elle ne fera pas partie de la mémoire, des images de l’innocence. Sa mère, oui. Beau. Belle métaphore…

Auf der strecke” ; Reto Caffi. Univers encore très lent, univers réel, sans enjolivage. Acteur de talent. Légèrement dépressif. On parle encore d’une relation autour d’une mort, d’un choix cornélien, d’une tragédie à la grecque… un agent de la sécurité tombe obsessivement amoureux d’une employée du super-marché qu’il surveille, via ses caméras. Jaloux, l’ayant vu accompagnée d’un homme, il laisse celui-ci se faire agresser par une bande de jeunes (ils prenaient le même train). Il s’avère qu’il décèdera. Il s’avère que c’était le petit frère de son égérie… Et voilà, bonjour les remords… d’autant plus qu’elle se rapproche maintenant de lui. Lui dire, elle me déteste. Ne pas lui dire, je me déteste…

Mes 2 préférés : “Les 3 inventeurs” & “Pitstop” : c’est frais, c’est joli, c’est nouveau, c’est poétique, c’est imaginatif, et ça casse cette atmosphère lourde propice à une consommation exagérée de Valium à la fin de chaque séance.

6 court-métrages par séance, c’est pas évident (il faut le temps de digérer chaque univers…) - néanmoins, je conseille d’y aller jeter un coup d’oeil… jusqu’au 6 mai… (lien pour l’événement)

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ma grand-mère et mon XXIème siècle

85 ans, recroquevillée, toujours coiffée - son coiffeur, c’est son laisser-passer pour faire ses courses au super-marché, aller à la messe, avoir 10 minutes de conversation, rendre visite à son médecin, son dentiste, se trouver une maladie, téléphoner aux heures de repas. Beaucoup d’activités,…

Issue de la bourgeoisie londonienne, fille d’immigré italien - “chausseur-styliste” de talent, et d’une française lunatique de la région de Blois, elle s’est vite rendu compte du revers capricieux de la vie, de la guerre 40-45. Biens saisis durant la guerre - être italien en Angleterre à cette époque, était définitivement dérangeant. Et puis trop dérangeant finalement, Arandora Star - épisode honteux révélé par l’Angleterre, 50 ans après, après prescription bien sûr (les anglais restent des anglais.). Certaines personnes disent que le bateau avait sciemment été dirigé vers les mines sous-marines. Cela ne m’étonnerait pas.
arandora star

Le travail, notion intéressante au départ, elle en comprit les joies très rapidement. A 18 ans, on a parfois d’autres aspirations… la guerre aidant, une certaine industrie manquait de main d’oeuvre. En tant qu’infirmière, elle connut mon grand-père, cartographe à ce moment pour la RAF, militaire de carrière ayant fui la Belgique occupée, fugitif d’un camp aux mains de Franco, l’ami d’Hitler.
Sa mère fut aussi dérangeante, cacher des pilotes d’Angleterre n’était pas bien vu de l’occupant, Ravensbrück - épisode qui n’a pas besoin d’être étayé.

Ils se sont plus. A la fin de la guerre, elle a décidé de quitter cette Londres ouverte d’esprit quand il s’agit de commerce. Souvenir d’école, dans la récré, où la minorité catholique était isolée par cette majorité anglicane. Heureusement qu’il y avait la minorité juive plus importante, qui n’avait pas de problème à jouer avec une “macaroni”. Israël, ses Kibboutz, encore un autre souvenir, encore une autre ferveur. Non, elle n’est pas italienne, elle est britannique - je ne comprends pas.

ravensbrück

Ils sont partis en Belgique, la cendre encore chaude des ruines de Berlin, les anciens collabos avaient réussi leur reconversion en héros de la nation, tout était à reconstruire.
Biens personnels saisis aussi,… par ses cousins proches et moins proches. La famille, une notion bien étrange en ces temps-là. Je ne connais pas vraiment les détails des arrangements, mais passer d’un château à un appartement me semble une affaire “rondement” menée. C’est vrai, je n’étais pas là.

Ma mère est née, et puis mon oncle, ma tante. Des caractères très différents, une éducation très particulière où ils devaient manger la croûte de pain, alors que les domestiques siciliennnes de l’époque se régalaient du reste. Dans les camps de concentration, cette croûte était un privilège. Education militaire, d’après guerre.

1982, Tibet, après un voyage d’affaire dans la région (recherche de nouveaux fournisseurs (et oui, ils tenaient un magasin d’import-export à Bruxelles)), rencontres, discussions, le Tibet était déjà sous occupation chinoise à l’époque. Les gens ne parlaient pas, des sujets de conversation étaient tabous. A l’époque, il était interdit d’importer des écrits subversifs dans l’empire du milieu - une bible faisait office de ticket d’entrée pour le monde des prisonniers politiques. Ma grand-mère est très croyante. Ma grand-mère est pro-chinoise. Ma grand-mère est pro-tibétaine.

“Aujourd’hui, en 40-45, avons nous inutilement versé du sang ? Comment se fait-il que l’on soit si frileux pour ne pas publiquement condamner ce qui se passe au Tibet ? Comment se fait-il que l’on n’ait pas encore compris que les intérêts économiques doivent avant tout servir aux valeurs fondamentales de la race humaine ?”

“Mieux vaut être pauvre et intègre, plutôt que riche et paumé”… pourquoi pas, même si aujourd’hui la richesse a acquis le statut de valeur… un miroir aux alouettes ?

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Toutes les télés du monde ; “les bouffons du XXIème siècle”

Arte, autre télévision de qualité… un partenariat franco-allemand de haut-vol, avec un ton intelligent, nous propose ici un tour du monde via les télévisions. (Vidéo en format Real - 9′12 - cliquez sur “extrait du best-off”). Le thème pourrait ici être intitulé “les émissions les plus originales de politique”, ou encore, “les bouffons du XXème siècle”..

journaliste au pilori

Les “droits et liberté de la presse” ; un thème qui mériterait tout un chapitre… un équilibre difficile avec le pouvoir officiel, une conception et protection de liberté que j’estimerai plus d’un point de vue individuel - l’état tentant d’englober l’individu dans des lignes plus grossières, plus anonymes… il est vrai que dans certains cas, le contre-pouvoir de la presse peut être paralysant, dans d’autres, contestataire constructif. Son optique devait toujours suivre cette simple ligne ; “émanciper et développer les esprits“, surtout quand la classe politique dirigeante préfèrerait éviter le débat

Un journaliste, un vrai clown ? Seulement, quand il ne prend pas le recul qu’il devrait prendre…

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Cette soif de chaos multiculturel… (2)

(soif de chaos multiculturel… (1))

Lendemains au Laos, veille d’enterrement de vie de garçon d’un serbe, lourd dde whisky bon marché à Bangkok, endroit glauque, côté mâle serbe au grand complet, c’est peut-être culturel… 6 heures du mat’, 50 Serbes avec leurs drapeaux, Serbes vivant des 4 coins du monde, de l’Afrique du Sud à l’Australie, de la Serbie à la Californie, 50 se retrouvant dans un pays aussi développé que le leur, de la musique serbe imposée dans tous les restaurants (un DJ dans le groupe (un ipod avec des baffles portatifs)), de la danse parfois laotienne, mais surtout serbe, du karaoke la veille du mariage (tout le monde devait chanter ; les champs Elysées pour ma part), une actrice serbe qui dansait magnifiquement, une histoire serbe au Laos, tous derrière l’écran acclamant Stojkovitch après sa victoire, des invités de Chine travaillant à mon sens pour le gouvernement, un autrichien de Shanghai qui a complètement perdu le sens des relations homme-femme, qui a perdu tout sens de fidélité, de respect, qui s’est perdu dans cet univers où les femmes sont toutes plus tentatrices que les autres, un repas pour 1000 personnes assises - Johny Walker Golden label, de la danse, pas mal de tête les lendemains…

le retour vers Roissy, Irak du Sud au Nord, étendue de sable, canicule, Baghdad, pas un nuage, midi, 4 colonnes de fumées noires qui se dissipaient à 10 000 mètres d’altitude, les ais-je bien compté ?

Genève, avec un ami de Paris, environnement Croix-rouge, elles avaient toutes voyagé. Sierra Leone, Bosnie, Darfour, Palestine, Liban, Congo, leurs yeux sans étincelle, malice en disaient long. Je comprends maintenant pourquoi les salaires au CICR sont si élevés. Aller dans les prisons, brandir les conventions internationales, forcer le passage, sans armes, parler avec les prisonniers, tenir des listes, les tortures, les disparus, qui, quoi, lourd - Henri Dunant, bravo, et dire que tu étais un banquier, noyé de fric, que tu voulais voir l’empereur pour lui acheter/ vendre je ne sais quoi, tu as vu l’horreur de l’après Solférino, tu n’as pas supporté, tu as créé ce mouvement, tu es mort dans la pauvreté,… l’humanité te doit une fière chandelle. Ami lecteur, si tu passes par Génève, visite le musée du CICR, ça en vaut la peine.

Toutes des histoires qui méritent d’être creusées un peu plus,… mais dans lesquelles je me sens battre, une folie en quelque sorte, mais qui inspire. Le problème, c’est qu’après il en faut encore plus.
Plus.
Ce sont les mélanges, la mixité qui rend la vie intéressante, en avoir peur ce serait de se réduire à un village de rednecks dans l’Arkansas “you speak another language than English, you don’t like America ? You don’t like Baseball or Basketball, you don’t like America ? You are weird, go away or I’ll beat you…” ; rêve de tout marketeer, une campagne, un maximum d’efficacité… mon lit Ikea, mon scooter japonais, mon envie rebelle de soif multiculturelle (mais je regarderai pas les films d’Arte pour autant… quoique…)

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