Vivre aux Etats-Unis ? Mwouais, à d’autres…

Depuis une petite semaine, j’ai cette annonce sur le côté qui m’offre la possibilité de partir et vivre aux USA - le tout via une loterie (publicités destinées à toutes personnes n’ayant pas de qualifications extraordinaires (donc non riche, et/ou non considérée comme sommité/ célébrité quelconque (sportive, scientifique, artistiques…)), ou plutôt une “tombola”. En effet pas de numéro spécifiques à cocher, juste payer une cinquantaine de USD, pour avoir la chance de peut-être être avoir le droit de vivre dans le pays de Disney, John Wayne, Terminator qui ont constamment besoin d’un approvisionnement de migrants (le pays est tellement grand).

Est-ce que cela m’intéresserait ?

Pour le moment, je vis pas mal ici en Europe… il y a la sécurité sociale, le chômage - ok des impôts assez prohibitifs, mais on a aussi des transports en commun, une relative sécurité, une démocratie plus petite où l’on a une possibilité plus grande de pouvoir contacter les élites du coin, des villes aux architectures qui changent, des jolies filles, de la nourriture correcte (la qualité des ingrédients premiers sont bons en général), une réputation ok (le degré d’anti-européanisme est moindre que celui d’anti-américanisme), des infrastructures hospitalières et universitaires abordables et de premier plan (pas de raison de s’endetter), un respect des droits de l’homme (bon, là-dessus, on sait jamais, mais on n’a pas de peine de mort chez nous), un respect des normes de Kyoto, des possibilités d’avenir comme partout (il y a aussi des géants économiques chez nous).

Pourquoi donc devrais-je tout quitter et vivre aux USA ?

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communes à facilité, le nouveau “no man’s land” flamand ?

Mahatma Ghandi aide-nous.
Que la problématique belge soit maîtrisée par des politiques raisonables, qu’ils aient la force suffisante pour que les sujets belges se comportent un jour en citoyens responsables et alertes de leurs devoirs. Qu’aucune violence physique ne jaillisse un jour pour nos droits naturels, nos droits dans cette terre d’Europe qui justement prône la disparition des frontières (internes), la liberté d’expression, de mélange de cultures, de langues européennes, “sans distinction du sol”.

non au français en flandre Le flamingisme, à la stupidité virale et inquiétante au sein de la politique belge, fait maintenant pression sur ces petites communes (Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem) débordantes de Bruxelles, dans une “propriété du gouvernement flamand” (qu’elle s’est copieusement arogée 40 ans auparavant). Frontières ridiculement considérées comme immuables… petit territoire sans intérêt (pas de pétrole, si ce n’est dans des pompes à essence), et majoritairement habité par des non-flamands (= des francophones ; essai malencontreux d’euphémisme). Ces lambeaux de terre seraient-il maintenant abandonnés par le FDF ?

De façon simplifiée, on présente un dilemne entre droit du sol et droit du sang.
Un dilemne, soi-disant objectif et problématique pour tous, où aucune solution ne serait possible, et qui donc justifierait le statu quo actuel - ne pas prendre de solutions, tant qu’elles ne tombent pas clairement dans son avantage
Même si ces 2 notions sont existantes dans le droit belge via la constitution et l’architecture de ses administrations (une structure pour les régions, et une autre pour les communautés), la structure fédératrice (fédérale) n’a aujourd’hui plus la légitimité et la force de retenir l’édifice final :

    - dans le cas des communes à facilités, le droit du sol détermine le droit du sang, la culture de ses habitants. En Flandre, tout le monde doit parler flamand, quel que soit son origine. Aucune langue autre n’est admise sur le territoire flamand - aussi majoritaire qu’elle puisse paraître dans les 3 communes précitées.
    - dans le cas de Bruxelles, le droit du sang doit déterminer le droit du sol. Parce qu’il y a une poignée de flamands qui vit dans la capitale, les institutions doivent pouvoir offrir une protection équitable pour représenter cette minorité. Le paradoxe incongru étant le statut spécial, indépendant de la capitale d’un pays contesté (la Belgique), avancé par un ersatz culturel aux allures d’expansion impérialiste et clairement fasciste. Une magnifique abberation, où les moyens sont digne des années 40… La NVA, le Vlaamse Belang et consorts, n’hésitent pas à saccager leurs propre locaux, pour ensuite tenter de prendre une image de martyr (ce sont les “belgicains” francophones!!)… La région flamande, pour qui l’absorbtion de Bruxelles est indispensable à son indépendance, n’hésite pas à lancer des aides aux logements pour tout néerlandophone natif qui serait désireux d’aller repeupler Bruxelles (”colonie”). Tout panneau ayant des termes en français dans n’importe quelle commune à facilités est systématiquement vandalisée - le français étant hors-la-loi…

extrémisme flamand 3 bourgmestres (francophones), élus par les habitants de “leurs” communes, ne sont toujours pas nommés par le gouvernement (flamand). Le sort du pays se joue là. Une des compétences du bourgmestre est d’assurer la sécurité, de coordonner la police… depuis plusieurs semaines, dû à l’absence d’une autorité compétente, on assiste à un pic net de sentiment d’insécurité - une série beaucoup plus importante de cambriolages, de vols, d’agressions, et même de viols se passent à Wezembeek-Oppem. Qui contrôle ces communes. Un futur port franc ? Une nouvelle zone sans loi ? Oui, c’est vrai, le citoyen n’est qu’activité subalterne par rapport à ces querelles communautaires tellement plus constructives et enrichissantes.

Tolérance et clarté d’esprit, aide-moi.
Je commence à voir en chaque flamand, un intégriste potentiel… chaque flamand qui vient habiter dans la capitale devient à mes yeux un instrument de propagande du “zwarte vlaamse leeuw”. Revanche dans chaque regards, sous un couvert de “la politique, c’est honteux ce qui se passe, je ne cautionne pas - je ne suis pas un flamand comme les autres”. Le francophone devrait-il devenir activiste ?
Flamand éduqué (de par sa maîtrise de l’autre langue communautaire du pays), aide-toi,
comme tu le sais, nous n’avons aucun intérêt à en venir aux mains - une incertitude généralisée sur l’avenir du pays commence à s’abattre. La peur engrange des erreurs que seules les années et générations peuvent effacer. Montre ostensiblement tes distances avec ce pouvoir fasciste, si tu désires que ta Flandre reste prospère. Un parti qui désire un recentrage sur lui-même, ses prétendues valeurs, est un objecif désastreux. Une distinction claire doit être faite au sein des francophones pour éviter tout amalgame à ton propos - l’initiative doit venir de ton côté. Inactif, tu seras coupable. Le francophone, salut de la liberté de la Flandre ? Peut-être pour contrer cet extrême au toûcher d’acide sulfurique.

Europe,
Continue à ne rien faire (merci pour tes rapports inutiles). De toute façon, tu ne sers à rien, sauf à faire augmenter les loyers dans ma ville. Il est probable que ton glas sonne peu après celui de la Belgique.

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Bonheur National Brut - LE CALCUL (version 1.0)

voili, voilo, après quelques mois (”la semaine prochaine,…” avais-je dit, pffff, tu n’es pas fiable Tanguy, mais bon, je n’avais pas oublié…) de réflexion poussée (lire les autres billets sur les critères du Bonheur National Brut), voici enfin La solution (la mienne donc la meilleure), la formule mathématique du BNB, du Bonheur National BRUT.

BONHEUR = TRAVAIL EPANOUISSANT + ENVIRONNEMENT STIMULANT + DIVERSITE + SOLIDITE FAMILIALE + LIBERTE + HUMOUR

Il s’agit d’une “addition” de taux/ratios (mes compétence en statistique sont malheureusement fort limitées) assez complexe. Certains indicateurs devraient être définis plus en détail, en voici un aperçu :

TRAVAIL EPANOUISSANT (ratio travail/ ménage - (taux harcèlement moral - km distance lieu de travail/ habitation)) + ENVIRONNEMENT STIMULANT (taux pollution + ratio verdure ouverte / propriété privée + taux de diversité de loisirs à proximité + possibillités positives d’avenir) + DIVERSITE (taux éducation + ratio d’équilibre multiculturel/ religieux + ratio de diversité de métiers/ compétence à proximité) + SOLIDITE FAMILIALE (taux divorce/mariage + temps passé en famille) + LIBERTE (taux de pénétration de publicité dans la vie quotidienne + taux de variété d’expression + ratio d’équilibre des libertés individuelles/ collectives) + HUMOUR
calculette du bonheur
Comment pourrait-on mettre en pratique cette formule (1.0) d’un point de vue mathématique ? Tentons d’approfondir ses composants… comme vous le constaterez, il y a encore du pain sur la planche (d’un point de vue global, cette formule traduit peut-être une vision politique culturelle donnée…)

Ratio Travail/Ménage = nombre de ménage dans une région / (ratio nombre de ses membres en âge de travailler, n’étant pas aux études, en incapacité de travail, sans occupation familiale/ (salaire cumulés/coût de la vie(basket de produits de nécéssité + coût logement)))
Taux harcèlement moral = calcul dépendant du taux de dépression nerveuse + …
moyenne KM distance lieu de travail/ habitation = ok ce critère est plutôt évident
taux de pollution = indicateur purement scientifique combinant qualité de l’eau, de l’air, du bruit, des aliments non processés (légumes frais, viande fraîche)
ratio verdure ouverte / propriété privée = moyenne en KM² avec gazon de ce qui est privé (interdit sans invitation expresse) et ouvert au grand public
taux de diversité de loisirs à proximité = cinémas, théâtre, opéras, salles de concert, restaurants, parcs à thèmes, bibliothèques,… /taux de diversité de l’offre dans chacune des catégories pré-citées (ex: restau végétarien, indien, chilien,…)
possibillités positives d’avenir = degré de moral général (moyenne d’alcolémie de la population/ jour + délinquance) + taux de fuite cérébrale + richesse du tissu commercial/entrepreneurial (nombre travailleurs indépendants/employés et fonctionnaires) + équilibre des couches sociales ((écart richesse/pauvreté) + (nombres de couches sociales)) + taux et qualité de la justice (frais engendrés par poursuites judiciaires + salaire des professionnels de la justice + rapidité de la procédure + qualité de la procédure + qualité des peines + nombre d’abus) + taux de réussite scolaire + promotion égale des divers métiers + taux de faillite.
taux éducation = accès à l’éducation + diversité de l’éducation + équilibre des différentes filières
ratio d’équilibre multiculturel/ religieux = ratio diversité (multiculturelle et religieuse) nationale/ quartier, entreprise (fonctions au sein de celle-ci) (pour comprendre le degré de ghétoïsation)
ratio de diversité de métiers/ compétence à proximité = ratio diversité de métiers dans un quartier une région, ainsi qu’une échelle calculant le degré de compétence, technicité
taux divorce/mariage = ok, pas besoin de plus d’explications
temps passé en famille = diversité des moments passés en famille (à table, loisir,…) + nombre de minutes, d’heures ensemble/ jour.
taux de pénétration de publicité dans la vie quotidienne = nombres de pubs/ pages dans journal, radio, TV + équilibre d’enseignes globales/locales
taux de variété d’expression = nombres de voix différentes dans une société + accés aux médias de ces dernières (à mettre néanmoins directement en relation avec le point suivant qui peut sembler contradictoire)
ratio d’équilibre des libertés individuelles/ collectives = ma liberté s’arrête quand commence celle des autres (ok, comment quantifier, allez-vous me demander).
Humour = durée de rire/ habitant / jour

Prochaines étapes :
1 - mettre de l’ordre dans ces indicateurs, affiner la formule
2 - trouver des statistiques (ou extrapolations) fiables
3 - établir le RANKING INTERNATIONAL !!

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Toutes les télés du monde ; “les bouffons du XXIème siècle”

Arte, autre télévision de qualité… un partenariat franco-allemand de haut-vol, avec un ton intelligent, nous propose ici un tour du monde via les télévisions. (Vidéo en format Real - 9′12 - cliquez sur “extrait du best-off”). Le thème pourrait ici être intitulé “les émissions les plus originales de politique”, ou encore, “les bouffons du XXème siècle”..

journaliste au pilori

Les “droits et liberté de la presse” ; un thème qui mériterait tout un chapitre… un équilibre difficile avec le pouvoir officiel, une conception et protection de liberté que j’estimerai plus d’un point de vue individuel - l’état tentant d’englober l’individu dans des lignes plus grossières, plus anonymes… il est vrai que dans certains cas, le contre-pouvoir de la presse peut être paralysant, dans d’autres, contestataire constructif. Son optique devait toujours suivre cette simple ligne ; “émanciper et développer les esprits“, surtout quand la classe politique dirigeante préfèrerait éviter le débat

Un journaliste, un vrai clown ? Seulement, quand il ne prend pas le recul qu’il devrait prendre…

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Cette soif de chaos multiculturel… (2)

(soif de chaos multiculturel… (1))

Lendemains au Laos, veille d’enterrement de vie de garçon d’un serbe, lourd dde whisky bon marché à Bangkok, endroit glauque, côté mâle serbe au grand complet, c’est peut-être culturel… 6 heures du mat’, 50 Serbes avec leurs drapeaux, Serbes vivant des 4 coins du monde, de l’Afrique du Sud à l’Australie, de la Serbie à la Californie, 50 se retrouvant dans un pays aussi développé que le leur, de la musique serbe imposée dans tous les restaurants (un DJ dans le groupe (un ipod avec des baffles portatifs)), de la danse parfois laotienne, mais surtout serbe, du karaoke la veille du mariage (tout le monde devait chanter ; les champs Elysées pour ma part), une actrice serbe qui dansait magnifiquement, une histoire serbe au Laos, tous derrière l’écran acclamant Stojkovitch après sa victoire, des invités de Chine travaillant à mon sens pour le gouvernement, un autrichien de Shanghai qui a complètement perdu le sens des relations homme-femme, qui a perdu tout sens de fidélité, de respect, qui s’est perdu dans cet univers où les femmes sont toutes plus tentatrices que les autres, un repas pour 1000 personnes assises - Johny Walker Golden label, de la danse, pas mal de tête les lendemains…

le retour vers Roissy, Irak du Sud au Nord, étendue de sable, canicule, Baghdad, pas un nuage, midi, 4 colonnes de fumées noires qui se dissipaient à 10 000 mètres d’altitude, les ais-je bien compté ?

Genève, avec un ami de Paris, environnement Croix-rouge, elles avaient toutes voyagé. Sierra Leone, Bosnie, Darfour, Palestine, Liban, Congo, leurs yeux sans étincelle, malice en disaient long. Je comprends maintenant pourquoi les salaires au CICR sont si élevés. Aller dans les prisons, brandir les conventions internationales, forcer le passage, sans armes, parler avec les prisonniers, tenir des listes, les tortures, les disparus, qui, quoi, lourd - Henri Dunant, bravo, et dire que tu étais un banquier, noyé de fric, que tu voulais voir l’empereur pour lui acheter/ vendre je ne sais quoi, tu as vu l’horreur de l’après Solférino, tu n’as pas supporté, tu as créé ce mouvement, tu es mort dans la pauvreté,… l’humanité te doit une fière chandelle. Ami lecteur, si tu passes par Génève, visite le musée du CICR, ça en vaut la peine.

Toutes des histoires qui méritent d’être creusées un peu plus,… mais dans lesquelles je me sens battre, une folie en quelque sorte, mais qui inspire. Le problème, c’est qu’après il en faut encore plus.
Plus.
Ce sont les mélanges, la mixité qui rend la vie intéressante, en avoir peur ce serait de se réduire à un village de rednecks dans l’Arkansas “you speak another language than English, you don’t like America ? You don’t like Baseball or Basketball, you don’t like America ? You are weird, go away or I’ll beat you…” ; rêve de tout marketeer, une campagne, un maximum d’efficacité… mon lit Ikea, mon scooter japonais, mon envie rebelle de soif multiculturelle (mais je regarderai pas les films d’Arte pour autant… quoique…)

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Cette soif de chaos multiculturel…

… se réveiller dans une pièce agencée selon le feng shui, avec de la musique de Lully, descendre de son lit de marque suédoise, mettre ses pantouffles fabriquées en Chine, ne pas prendre de douche, mettre des chaussures italiennes (fabriquée en Italie?), une chemise de marque allemande, française (de toute façon fabriquée au Maghreb ou Bangladesh), manger des flocons d’avoine américains, se décider pour une douche quand même, prendre son scooter japonais, mettre de l’essence importée du Nigéria, arriver au boulot, pas trop tard pour le meeting avec le Japon, commander soit une pitta, une pizza, ou un sandwich pour midi, le français ?, préparer ses vacances, acheter un billet d’avion pas cher sur internet, partir avec Kuwait airlines pour Bangkok, escale à Koweit, aéroport enfumé malgré les nombreuses interdictions visibles, se faire allumer une cigarette par un douanier dans une salle d’attente, se retrouver dans un avion rempli de philippins exténués le sourire au lèvre pour les vacances, rigoler ; les pilotes arabes ont de ces bonnes barbes… (pas besoin de hijaker quoi que ce soit), ambiance très bon marché, avec cette voix qui berse les versets du Prophète dans les écouteurs… et puis il y avait ce groupe masculin de jeunes (20 ans), fiers et fragiles, en djelaba, originaire d’une banlieue parisienne (l’accent et la basket Nike aux pieds) et 2 guides spirituels de la quarantaine, direction Yemen - atmosphère de prière et de respect. Je me sens incomfortable néanmoins…

Koh Samed (île pourie, n’y allez que si vous n’avez que 2 jours de plage et pas envie de prendre l’avion), soirée sur la plage, une israélienne et trois thai m’embarquent dans une soirée, un écossais plutôt lourd (23 ans) qui a passé son temps à Pattaya s’incruste, au programme soirée au Narguilé et Heineken, discussion à propos de Tommy - le barman thaï plus loin ; toutes les femmes en ont peur, s’en méfient - j’avais eu un écho similaire la veille. Dans les îles très touristiques en Thailande, 2 styles de personnes à se méfier : les backpackers / routards étrangers/ européens et la “jeunesse locale” lié au monde touristique.
Club avec de la musique techno thai et pop commerciale globale (Britney et Justin font partie de la mémoire collective mondiale!). 2 transexuels (ladyboys) et une obèse (détail important, car en Thailande, c’est très rare) se joignent au groupe; pas de préjugé, sourire extatique, du pur bonheur face à cette diversité, sentiment de plongeon dans la diversité feminine globale. Rien que pour moi :-)

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La Belgique tragicomimagique

Toujours dans ce même thème de “Belgique” et de séparatisme, ci-dessous un truc pas mal du tout qui reprend beaucoup de thèmes chers aux belges (la dérision, l’humour, la nostalgie, les frites,…). Une (belle) chanson drôle, intelligente et sans nationalisme déplacé des “Tupperwavre“, qui mérite d’être connue et reconnue…

D’autres articles sur le thème wallonie Bruxelles Flandre

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“Nonante & quatre-vingt dix” politik

Cela fait depuis pratiquement un mois que j’ai arrêté d’écrire… désolé pour mes lecteurs assidus, désolé. La raison est que je me suis engagé dans une voie temporaire où le cash-flow est plus certain (ndlr: un intérim avec un salaire). Ma vocation est toujours présente néanmoins, dans un maëlstrom culturel qui me calme.

Manneken Pis

Dans un contexte difficile de politique belge (BHV, gouvernement?, velléités séparatistes), voici ci-dessous ma journée type (vendredi) à Bruxelles :

7.35 : réveil GSM sonne, casual Friday, chouette je vais pouvoir mettre un jeans
8.35 : m***e, je n’aurai pas dû prendre ce café, maintenant j’ai raté ce p****n de métro
8.48 : enfin le voilà, oui je serai en retard de quelques minutes
9.00 : on va prendre le chemin par l’hôpital cette fois
9.10 : “Good Morning”, “Goei Dag”, “Bonjour” sur le chemin de mon PC. Open space, j’aime bien. J’aime m’exprimer en plusieurs langues - cela va faire un mois que je travaille et franchement j’ai fait des progrès en flamand. Je suis vraiment content ; j’ai l’impression qu’ils aiment bien d’avoir un francophone qui fait l’effort. Quelques remarques sur mon nom néanmoins :”pourquoi es-tu francophone (ou “Wallon”, tout le monde fait la faute ; “Wallon” fait référence à une région, “francophone” à une appartenance linguistique) alors que tu portes un nom flamand ?”.
Difficile à expliquer… mais c’est comme ça : en Flandre, il existe une minorité francophone de plus en plus “apatride” qui s’éteint à vue d’oeil. Dans certains pays on aurait envoyé l’UN.
10.30 : meeting
11.30 : un autre meeting, conference call avec l’Espagne et les US. in English obviously. Friture sur la ligne. Fort accents. Blabla habituel où tout le monde doit répéter ce que l’autre a dit, mais en d’autres mots. Perte de temps… je souris, j’espère trouver suffisament de contenu pour dépasser 10 lignes de “Minute Report”.
13.00 : la tête comme un pot. Sandwich. Un “Martino” (filet américain avec du tabasco et autres piments)… immersion en flamand cette fois. Les bruxellois de la périphérie, je les comprends. Les Courtraisiens, faudrait qu’ils apprennent à parler correctement (mais je m’y fais).
14.30 : “Humbert, mijn vlookup lukt niet, kan je mij helpen ?”
- “pas de problèmes Tanguy”
- “waarom lukt het niet?”
- “mmmh, je sais pas trop”
- “ah là tu dois mettre “quatre-vingt dix” dans cette cellule”
- “nonante tu veux dire… (souriant)”
- “non “nonante”, c’est du wallon, pas du français”
J’évite le débat, et je continue en flamand; la prochaine fois, je continuerai en hollandais avec des expressions hollandaises, je serais curieux de sa réaction. N’empêche, je l’aime bien Bert, il n’est pas méchant,.. il est juste un peu jeune.
16.00 : Fatima, ma voisine dans le box d’à côté lâche un juron. L’arabe parfois est très expressif. Tunisienne d’origine, elle revendique son côté flamand. Flamande, elle revendique son côté tunisien. Elle n’est pas heureuse ce boulot. Faut dire que ce boulot, à part la satisfaction de son compte en banque qui reprend des niveaux corrects, il faut la trouver cette motivation. Elle va toujours fumer toutes les demi-heures avec Hassan, un berbère d’origine, flamand aussi, mais lui, il ne parle pas d’autres langues…
17.30 : Conférence de New-York. Tout le monde est prié d’assister aux explications de lancement d’un produit quelconque. Conference call avec projection powerpoint. Ambiance candide outre-Atlantique. Tous les directeurs se sentent obligés de poser une question, ou de faire des remarques positives. “Thank you very much Miss … (une directrice haut placée quelque part) for this presentation, this product is awesome ! And here in Denver, we are SO excited to know more and to sell it ! (suivi d’un bruit d’applaudissement du public de leur salle). Rires moqueurs “ah ces ricains” dans notre salle - le micro était coupé, heureusement.
19.00 : cassos
20.00 : Entrainement de Rugby. Equipe d’expat (anglophone de pays anglophones pour la plupart). Encore des flamands de la périphérie. Je leur parle en flamand, ils switchent en français. Je suis certain qu’ils aiment quand on fait l’effort. En tant que francophone de Bruxelles, je me fais un point d’honneur de tenter de leur virer de la tête ce stéréotype comme quoi le wallon / francophone vit du chômage, et est quelqu’un de parresseux. Cela semble bien ancré.
23.00 : ma voiture tombe en panne. Service dépannage après 3 heures arrive. La courroie est pétée. Ali, francophone, le dépanneur, tout fier de son job ; “je suis dehors toute la journée”. Schaerbeek, c’est multiculturel , c’est vivant comme quartier, c’est là qu’il faut vivre. Conversation en arabe avec un collègue dépanneur; j’ai ma voiture de remplacement dans la demi-heure.
24.00 : le vieux pote Marek et ses collègues tchèques. Fête dans un pub irlandais, petit concert gratuit d’hollandais quinca qui adorent Bruxelles. Vieux tubes anglophones. Tout le monde connaît finalement ces chansons. direction ensuite boîte du Conrad. Ambiance Commission ; un ilôt tampon dans des sphères irréelles qui a aussi ses problèmes.
3.00 : dodo. demain c’est samedi. Demain, c’est la famille.

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