Les éliminatoires du prestigieux concours Reine Elisabeth sont maintenant cloturées.
Soyons honnêtes, même si j’ai des bases, la musique classique, je ne m’y connais pas (encore?) trop, donc j’ai pris l’opportunité de l’invitation d’un club de musique pour tenter de m’immerger et de tenter d’apprécier cet art à sa juste valeur (marre de cette musique débilisante qui passe en boucle à la radio). Oui, je suis dans une période “découverte” (semaine passée, c’était le festival du court-métrage, et celle d’avant c’était les “Whisky Single Malt”) - une tendance plutôt bobo snob ? j’en ai bien peur, oui… dynamique à renverser assez rapidement (un abonnement au stade d’Anderlecht!).
L’intérêt d’assister à des éliminatoires (à mon sens) permet d’exercer son oreille, de reconnaîtres les belles voix (même si elles sont toutes différentes, parfois on a l’impression de comparer des tomates avec des poires), un chanteur talentueux et un autre qui fait juste du chant classique pour salles communales de fête (on ici le niveau des candidats était très bon évidemment). Pour pouvoir apprécier un excellent vin, il faut déjà avoir bu de la piquette. L’idéal est de comparer et de déguster (avec modération si possible) beaucoup en peu de temps, avec un(e) passionné(e) si possible, et d’absorber.
10 minutes par tête, deux morceaux, une présentatrice VTM en veste Jeans qui cite un numéro de page sur le catalogue, et l’un après l’autre, c’est quelqu’un en devenir (enfin quelqu’unE serait une norme grammaticale plus juste ; les femmes sont majoritaires - en demi-finale aussi), d’un continent opposé qui s’avance sur cette scène du conservatoire de musique de Bruxelles. Présentation de son pianiste, Salutations au public, moment de réflexion, d’intégration de l’atmosphère, et GO. Soit ces 2*5 minutes deviennent trop courtes, soit elles deviennent trop longues ; que ce soit pour le public ou l’artiste… on sent très vite ceux qui ont l’habitude de la scène, un avantage de taille pour le public, mais qui certainement ne trompe pas le jury.
Ce n’est pas l’image d’Epinal que l’on a en tête d’un concert de musique classique, mais plutôt une ambiance de concours (lourde parfois), de professionels mélomanes griffonant remarques sur chaque artiste dans ce fameux catalogue rouge, tenue relax (le smoking ou autres ustensils formels, c’est pour le palais des beaux-arts), certains “concouristes” assistent aux représentations de leurs concurrents (parfois stressés, parfois décontractés), certaines pousses se prennent déjà pour des divas (tout un clan de roumaines/ moldaves insupportables, trop sûres d’elles, d’ailleurs elles n’ont pas été prises, rien d’extraordinaire dans leurs chants de toute façon, bon vent!), et d’autres qui sont plus sympas (notamment une arménienne (qui malheureusement n’a pas été prise - jolie, beaucoup de présence et de coeur, mais interpréter la déesse de la nuit de Mozart, c’était quand même risqué) + tout un autocar de sud-coréens qui parlent mieux allemand qu’anglais). Du talent, oui, il y en avait, et à la fin de la deuxième journée, je commençais déjà à en ressentir du plaisir (mon cerveau connaît maintenant de nouvelles limites !!!!).
On verra pour les demi-finales de cette semaine ;
lundi (c’est congé):
15:00 - KIM Dae Young, Dora ERSEK, LIM Changhan (*), Agnieszka SLAWINSKA(*)
20:00 - Kishani JAYASINGHE (*) , Elizabeth BAILEY(*), Szabolcs BRICKNER, LEE Hyuk
mardi :
15:00 - Khulkar SABIROVA, Yury HARADZETSKI, Anastasia PROKOFIEVA, Michèle LOSIER
20:00 - Anna KASYAN, Isabelle DRUET(*), Layla CLAIRE, Julie MARTIN du THEIL
mercredi :
15:00 - YOON Jung Nan, Sébastien PAROTTE, Iris LUYPAERS, Tatiana TRENOGINA
20:00 - Gabrielle PHILIPONET, Bernadetta GRABIAS, Theresa KRONTHALER, Helen KEARNS
(*) ceux que j’ai vu et entendu, à part pour Isabelle Druet (son morceau “Rossini ; Amici, in ogni evento - pensa alla patria” était magnifique…), Kishani Jayasinghe (de la discipline), je ne m’attendais pas à ce que les autres passent en demi-finale (oui, j’ai encore du travail d’écoute), même si Lim Chanhan et Agnieszka Slawinska ont fait leur petit effet…
Sur les 72 candidats, 24 seront sélectionnés (demi-finale), le jury choisira et 12 iront chanter aux Beaux-Arts.
Parmi les oeuvres en demi-finale, le jury choisira parmi 9 pièces que chaque candidat aura préparé :
“Canzone” de Wim Henderickx (une oeuvre spécialement écrite pour le concours), une mélodie française (j’ai du mal avec les chants en français), un lied allemand, un air d’opéra en langue allemande, un air d’opéra en langue italienne, et 4 pièces au choix (un air doit être de Mozart ; 2 pièces du même compositeur max.)
Pour plus d’infos sur cet événement “fédéral”, ici
Toujours dans cette lignée de compréhension de notre “conflit”… la transposition ci-dessous me dérange plus que la précédente que j’ai faite avec
Quelle version préfériez-vous ? Tout dépendra évidemment de votre point de vue… les 2 cartes peuvent fonctionner…

